Biographie

« Lonny est celle qui d’une voix douce pose des questions. Celle qui demande « Quelle musique jouez- vous? » en guise de titre pour son premier EP (sorti en mars 2017), a ce regard qui invite les réponses, un regard dont on ne sait s’il est plongé loin en vous, ou s’il est perdu aux cimes des montagnes.

Lonny Montem, c’est Louise, qui prête son alto et sa voix à Refuge, et aussi au singulier orchestre Orage, nouveau compagnon symphonique des projets électro parisiens.

A-t-elle choisi l’alto pour La Romance Oubliée de Liszt, ou pour les stridences lyriques de John Cale au sein du Velvet Underground ? Peut-être Louise ne se souvient-elle plus, elle avait 6 ans, mais la voix de Louise a grandi dans cette proximité, les cordes vocales près des cordes vibrant dans son cou.
Alors c’est naturellement qu’elle trouve aujourd’hui sa voie entre Refuge et Orage, entre douceur et lyrisme dans son premier EP chanté en anglais.

« C’est d’abord la langue de la musique que j’aimais, ce folk de Laura Marling qui m’a fait partir pour Londres dès que j’ai pu, un élan irrésistible.
Londres, si foisonnante et si dure, m’a rapidement montré qu’il fallait chercher en soi sa propre vibration et son chemin. »

Dans ses bagages de retour, un accent parfait, et peut-être quelques-uns des mystères d’une épure folk universelle.
Car si elle semble si limpide, la musique de Lonny Montem recèle des articulations secrètes et des détours vers d’autres horizons.

« La musique a une dimension spirituelle très forte pour moi. Parfois, je vois des musiciens sur scène qui ont l’air d’être habités par une force, par une vision ou quelque chose que je ne peux pas vraiment dé nir. J’aimerais que la musique soit toujours ça pour moi, pouvoir transporter le public ailleurs, dans un monde très beau et désirable. »

C’est certainement ce que le public a déjà ressenti durant les concerts du Off du dernier Printemps de Bourges ou en lui donnant le prix du public durant le festival Play It Indie.

Quand elle ne joue pas, lorsqu’elle n’est pas à Paris, cette parisienne de 24 ans va chercher dans les montagnes l’espace et le calme pour composer et arranger les morceaux de son prochain EP.
« Quelle chance d’avoir un petit toit dans un coin reclus en Auvergne! C’est juste une ancienne grange sans eau courante, mais je me sens tellement liée à cet endroit qu’avec ma sœur nous l’avons appelé Tara! »

Lo Brifo